LE MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE
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Le briefing d'A.K. Loukachevitch, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Russie, le 18 mai 2012


Des actions dans les représentations russes à l’étranger dans le cadre de la célébration du 67-ème anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre Nationale


Cette année on a célébré avec une grande ampleur le Jour de la Grande Victoire à l'étranger, avec la participation active des ambassades russes, les consulats généraux, les représentations auprès des organisations internationales, ainsi que des filiales étrangères de l'Agence fédérale des affaires de la Communauté des États Indépendants, des compatriotes vivant à l'étranger et de la coopération internationale humanitaire de la Fédération de Russie (Rossotrudnichestvo). L’éventail des actions qui ont eu lieu est assez large, c'est pourquoi je vais parler seulement de quelques exemples typiques.

Dans tous nos représentations à l'étranger ont été tenues les réceptions officielles où ont été invités des représentants des autorités, du corps diplomatique et des organisations des anciens combattants dans les pays de séjour. Le point culminant des actions commémoratives, c’étaient des meetings solennels et le dépôt de fleurs aux monuments mémoriaux militaires et aux tombeaux des combattants.

On peut citer à titre d'illustration l’exemple de la cérémonie du dépôt des gerbes de fleurs le 9 mai au monument des combattants péris de l'Armée rouge sur la Colline de Slavine à Bratislava (la Slovaquie). Les gerbes de fleurs au monument ont été déposées par R. Fitso, Premier-ministre de la République de Slovaquie, P. Pachka, président du conseil National, par une délégation nombreuse des députés, des membres du gouvernement, des fonctionnaires responsables de l'administration du Président de la Slovaquie, par le chef de l'État-major, général des Forces Armées de la République de Slovaquie P. Voïtek; par le maire de Bratislava M. Ftatchnik, par les anciens combattants slovaques et les vétérans de la guerre russes venus de Moscou, par les chefs des missions diplomatiques des pays de la coalition antihitlérienne, les dirigeants de l'Union slovaque des militants-antifascistes, des représentants de l'opinion publique, des milieux politiques et du patronat.

Sont devenues traditionnelles plusieurs autres actions, au nombre desquelles se trouvent l'action «le ruban de Saint George», les rencontres avec des anciens combattants, les conférences, les expositions, les festivals de cinéma, les concerts consacrés aux événements de la Deuxième Guerre mondiale.

Dans ce contexte je voudrais attirer votre attention à la cérémonie de l’inauguration en Chine du Musée de l'histoire de la libération du Nord-Est de la République populaire de Chine par l'Armée Soviétique qui a eu lieu à l’occasion de la célébration du 67-ème anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre Nationale. S.V. Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie, a pris part dans cette cérémonie; dans son discours il a souligné que, malgré le prix immense mesuré des millions de vies, que le peuple soviétique a payé pour la Victoire, en remplissant ses obligations d’allié, l'URSS en août 1945 s’est engagée dans la guerre contre le Japon militariste et en trois semaines a libéré le Nord-Est de la Chine, le Sakhaline et les Kouriles.

Aux jours de la célébration de la Grande Victoire ont manifesté leurs activités les organisations de masse russes. Ainsi, du 7 au 18 mai a eu lieu la course internationale d'automobiles des vétérans des Troupes aéroportées (TAP) «les Héritiers de la Victoire» sur les lieux de la gloire des combats des armes russes. Ses organisateurs, ce sont l’Union Internationale «Communauté des organisations de masse des vétérans de la Communauté des États indépendants (CEI)», l'Union des Troupes aéroportées de la Russie, l'Union Internationale des Troupes aéroportées. L'itinéraire passait sur le territoire de plusieurs pays : la Russie, l'Ukraine, la Moldavie, la Hongrie, la Bulgarie, la Serbie, l'Autriche, la République Tchèque, la Slovaquie, l'Allemagne, la France, la Pologne, la Lituanie et la Biélorussie.


Des tentatives de la falsification de l'histoire et de l’héroïsation du fascisme


Malheureusement, dans certains États européens on continue d’imposer des interprétations politisées de l'héritage de Nuremberg, on essaie de faire la révision de ses bilans. Cela s’explique, sans doute, par la situation politique, par le désir des élites politiques de certains États nouveaux, qui ont fait partie de l’URSS à l’époque, de détourner l'attention des électeurs des problèmes intérieurs, de remettre la faute et la responsabilité des actions criminelles des collaborationnistes sur les autres, en faisant référence à certaines «circonstances historiques particulières». L'indignation profonde est provoquée par les manifestations annuelles des légionnaires de «Waffen SS» dans l'avenue centrale de la capitale lettonne, leurs actions régulières publiques en Estonie, les poursuites des vétérans-antifascistes, l’héroïsation des hommes de main locaux des nazis, la reconnaissance officielle par le Tribunal de Klaïpeda en Lituanie de la croix gammée comme le patrimoine culturel des peuples baltes. Dans cette série il faut mentionner la tentative amorale d’imposer les approches inacceptables du "patriotisme" dans un des jardins d'enfants de Riga.

Cependant aucune mémoire historique personnelle ne peut servir d’un prétexte pour la justification des crimes de S.S. La Russie a aussi des pages de l'histoire qu'elle pourrait "rappeler" à plusieurs États européens et asiatiques. Néanmoins, dans nos relations avec ces pays nous partons de ce fait qu'il faut vivre avec les réalités d'aujourd'hui, au nom de la prospérité des générations futures.

Les problèmes sérieux économiques et sociaux, les erreurs dans la politique d'émigration dans certains États européens provoquent la croissance des mouvements de protestation, les manifestations, les extériorations du racisme. Cette vague amène à l’essor de la popularité des partis radicaux de droite aux tendances néo-nazi. Nous ne pouvions ne pas faire l'attention au succès, qu'a obtenu aux élections législatives anticipées qui ont eu lieu le 6 mai en Grèce le parti nationaliste de l'extrême droite «Chrysi avyi» («l'Aube d'or»). Je vous rappelle, ce parti a obtenu près de 7 pour-cent des voix. Il faut aussi examiner le succès des nationalistes grecs dans le contexte total du renforcement des positions des forces nationalistes de droite dans les autres pays de l'Europe comme le résultat du mécontentement des électeurs par la politique de leurs gouvernements dans le domaine du règlement de l'immigration, des garanties des droits sociaux et économiques de la population. Dans ce contexte les craintes sérieuses sont provoquées par les parallèles qui s'imposent ici avec la formation historique du Troisième Reich.

Encore un exemple. À l’occasion des Jours de commémoration des victimes de la Deuxième Guerre mondiale et la libération du pays de l'occupation fasciste les 4-5 mai en Pays-Bas a éclaté un vrai scandale politique à cause du dépôt de fleurs aux tombeaux des soldats de la Wehrmacht enterrés en Hollande.

La décision du bourgmestre de la commune de Bronkhorst de rendre visite au cimetière du village de Vorden, aux tombes de dix soldats de la Wehrmacht morts au cours des années de l'occupation, a provoqué une protestation vigoureuse de la Fédération des groupements juifs des Pays-Bas et du Centre Simon Vizental qui ont exigé d'interdire cette action sacrilège. Une discussion active s’est déroulée dans les médias hollandais. Les autorités centrales du pays ont préféré ne pas intervenir dans le scandale, ayant fait la référence à ce que, conformément aux lois et coutumes hollandaises, c’est dans la compétence des autorités locales de prendre les décisions sur ce genre de questions. Est devenue, finalement, nécessaire l’intervention des autorités judiciaires qui ont interdit au bourgmestre et aux conseillers municipaux de participer à la cérémonie du dépôt de fleurs aux tombeaux des soldats allemands. Cependant, les habitants du village ont quand même fait la visite des tombeaux des soldats allemands.

La présence des humeurs semblables dans le pays qui se situe au centre de l'Europe et qui a souffert de l'occupation fasciste dans les années de la Deuxième Guerre mondiale, naturellement, provoque une préoccupation sérieuse. D'autant plus que le bourgmestre de Bronkhorst a déclaré qu'il «ferait opposition à ce jugement et prendrait part à une telle action l'année prochaine». Pour la communauté internationale des exemples de ce genre sont un signal d'alarme.

À l'arène internationale nous nous prononçons d’une façon consécutive contre les tentatives des certaines forces politiques de "blanchir" le nazisme, de faire la révision de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale, de soumettre à la révision les décisions connues du Tribunal de Nuremberg. Une des tâches prioritaires de notre politique extérieure dans les pistes internationales – à l'ONU, l’OSCE et au Conseil de l'Europe, c’est de faire face aux manifestations du néonazisme, du nationalisme agressif, de l'antisémitisme et de la xénophobie.


Du Décret du Président de la Fédération de Russie sur les problèmes de la politique extérieure

Le 7 mai V.V. Poutine, Président de la Fédération de Russie, a signé le Décret № 605 «Sur les mesures de la réalisation du cours de la politique extérieure de la Fédération de Russie», qui est entré en vigueur le même jour. Je veux dire quelques mots sur la signification de ce décret pour le Ministère des affaires étrangères.

Dans l'histoire de la Russie moderne on a, pour la première fois, adopté un document où le chef de l'État a exposé d’une manière concentrée les tâches principales qui se posent devant le Ministère des affaires étrangères et les autres organismes russes du pouvoir exécutif dans le domaine de la politique extérieure. Leur mise en œuvre est appelée à assurer les intérêts nationaux de notre pays dans le contexte de la formation d’un nouveau système polycentrique des relations internationales, à contribuer au renforcement de la sécurité et la stabilité globale.

Le décret du Président de la Russie, c’est une preuve d’un caractère consécutif de notre cours de politique extérieure qui sera fondé toujours sur les principes clés du pragmatisme, de l'ouverture, des vecteurs multiples, du caractère consécutif, sans se glisser vers la confrontation, de la promotion des intérêts nationaux, qui ont prouvé dans une grande mesure leur efficacité et, au fond, ont acquis le caractère universel. Dans le Décret on confirme que la politique étrangère de la Russie se concentre sur la création des conditions favorables extérieures pour le développement à long terme de la Fédération de Russie, pour la modernisation de son économie, le renforcement des positions de notre pays en tant que partenaire égal en droits aux marchés mondiaux, l'affirmation dans les relations internationales du principe de la prééminence du droit, l'intensification des efforts collectifs pour faire face aux menaces et défis nouveaux.

Le décret pose le but du développement actif dynamique des relations avec les partenaires étrangers à la base des principes de l'égalité, de l’avantage mutuel et du respect des intérêts de toutes les parties. On définit les tâches concrètes du travail dans les directions différentes de la politique extérieure.

Dans le Décret on a formulé les approches de la Russie au problème actuel de l'ordre du jour international, tel que le règlement des situations de crise, on a souligné qu’il n’y a pas d’alternative aux méthodes politiques diplomatiques avec l’appui des actions collectives de la communauté internationale à la base du respect de la souveraineté et l'intégrité territoriale des États et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures.

On devra accomplir un grand travail pour atteindre les buts désignés dans le Décret du renforcement des mécanismes de la protection des droits et des intérêts des citoyens russes et de nos compatriotes à l'étranger, de l'extension de la présence culturelle russe et du renforcement des positions de la langue russe dans le monde, de l'utilisation plus efficace de la ressource de la diplomatie publique, du perfectionnement du soutien de l'activité de politique extérieure par les médias et autres moyens d’information.

Compte tenu des changements profonds qui ont eu lieu dans le monde ces dernières années et à la base des points de repères tracés dans le Décret du Président de l'État, le Ministère des Affaires étrangères de la Russie a reçu une mission de mettre au point vers ce décembre le projet de la Conception de la politique étrangère de la Fédération de Russie dans la nouvelle rédaction.

Le Président V.V. Poutine a confié au Gouvernement de la Fédération de Russie d'élaborer la conception du renforcement du potentiel de ressources matérielles et humaines du système du Ministère des Affaires étrangères de la Russie, du Ministère du développement économique de la Russie et de Rossotroudnitchestvo afin d’assurer le travail efficace du service diplomatique aux niveaux qui correspondent à l'envergure et à la complexité des tâches qui se posent devant ce service.

Le décret est placé sur le site du Président de la Fédération de Russie, il est aussi publié sur le site Internet du Ministère des Affaires étrangères de la Russie.


Des auditions parlementaires sur le problème du respect des droits de l'homme dans les pays-membres de l'Union Européenne

Je voudrais encore une fois attirer l'attention des représentants des médias russes et, surtout, étrangers à la tenue le 14 mai à la Douma d'État de la Russie des auditions publiques sur les problèmes du respect des droits de l'homme dans les pays-membres de l'Union Européenne. Ont pris part aux auditions les hommes politiques, les personnalités publiques, les diplomates, le chef de la Représentation de l'Union Européenne en Fédération de Russie, les savants, les académiciens, les journalistes.

Sur le site le Ministère des Affaires étrangères de la Russie on a publié les interventions aux auditions de K.K. Dolgov, Représentant spécial du Ministère des Affaires étrangères de la Russie sur les droits de l'homme, la démocratie et la prééminence du droit et de V.A. Nebenzi, directeur du Département du Ministère des Affaires étrangères sur la coopération humanitaire et les droits de l'homme.

De la signature de l'Accord de la coopération entre le Ministère des Affaires étrangères de la Russie et l'Union des gazopétroliers de la Russie

Le 21 mai dans la Maison des réceptions du Ministère des Affaires étrangères de la Russie (rue Spiridonovka, 17) aura lieu la cérémonie de la signature de l'Accord sur la coopération entre le Ministère des Affaires étrangères de la Russie et l'Union des gazopétroliers de la Russie avec la participation de S.V. Lavrov, Ministre des affaires étrangères, et Yu.K. Chafranik, président du Conseil de l'Union.

L'accord est appelé à élever le niveau de la coordination de l'activité de politique extérieure avec les besoins réels des entreprises du secteur de l’énergie et des combustibles réalisant de grands projets à l'étranger. On prévoit la participation des experts de l'Union dans l'élaboration des documents conceptuels dans le domaine de la sécurité énergétique globale et régionale, l'application des efforts conjoints pour la promotion des intérêts des entreprises russes dans le secteur de l’énergie et des combustibles aux pays concrets et la protection des investissements déjà réalisés, la préparation des études conjointes sur le problème énergétique, la participation aux conférences et autres actions scientifiques et pratiques en Russie et à l'étranger.

Sont invités à la cérémonie de la signature de l’accord les représentants des ministères et des organisations correspondants, des compagnies nationales énergétiques du secteur de gaz et de pétrole, ainsi que les chefs de plusieurs missions diplomatiques accréditées à Moscou, les représentants des médias.

On peut recevoir l'accréditation pour la cérémonie le Centre de presse du Ministère des Affaires étrangères de la Russie.


De la visite de travail à Moscou de G.L. Peiris, Ministre des affaires étrangères du Sri Lanka

Les 22-24 mai se rendra à Moscou en visite de travail G.L. Peiris, Ministre des affaires étrangères de la République Démocratique Socialiste de Sri Lanka. Auront lieu ses négociations avec S.V. Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie.

Au cours de la rencontre des ministres on prévoit d'examiner l'état et les perspectives des relations bilatérales, avant tout la mise en œuvre des accords sur le développement de la coopération, atteints au cours des visites en Russie de M. Radjapaksa, Président du Sri Lanka, en 2010 et 2011. On aura également un échange de vues sur les problèmes les plus actuels de la politique régionale et mondiale, compte tenu que les leaders de nos pays sont disposés à renforcer la coopération bilatérale.

La visite se réalise en année du 55-ème anniversaire de l'établissement des relations bilatérales diplomatiques. Au cours des années passées des relations de l'amitié et la confiance se sont formées entre la Russie et le Sri Lanka. Elles correspondent aux intérêts des peuples des deux pays, aux tâches du raffermissement de la paix et de la stabilité en Asie du Sud. Les négociations prochaines de S.V. Lavrov et G.L. Peiris vont se dérouler dans le courant du dialogue politique qui s’est intensifié ces derniers temps entre Moscou et Colombo et elles sont appelées à donner une nouvelle impulsion aux liens bilatéraux dans les domaines différents.


De la situation autour de V.A. Bout

Au Ministère des Affaires étrangères de la Russie on a prêté l'attention aux énonciations du ministre de la justice des USA E. Kholder exprimant la volonté d'examiner la possibilité du transfert à la Russie l'entrepreneur V.A. Bout condamné par la cour américaine à 25 ans de prison pour la participation au trafic illégal des armes. La partie russe a posé maintes fois la question sur son destin aux niveaux divers, en indiquant que la base probante de l'accusation est faible et que des mesures de l'influence psychologique et physique appliquées à lui sont inadmissibles. La préoccupation sérieuse a été provoquée par la décision des autorités américaines de choisir pour lui comme lieu d'exécution de la peine la prison spéciale pour les terroristes et les criminels particulièrement dangereux "Supermax Florence" (État du Colorado).

Dans le contexte de ce qui a été dit par le ministre E. Kholder, nous comptons sur la considération honnête et impartiale de la requête des avocats de V.A. Bout en ce qui concerne les conditions de son incarcération et l'acte d’appel sur le jugement. Nous sommes prêts à la conversation substantielle en vue de trouver dans les délais les plus brefs des solutions mutuellement acceptables, permettant de faire revenir notre compatriote dans le pays natal, y compris l’utilisation des mécanismes du droit international.


De la situation en Syrie

Malgré l'effet considérable sur le plan du maintien du cessez-le-feu, que donne la présence en Syrie des observateurs de l’ONU, la situation dans le pays reste compliquée. La principale raison de cela, à notre avis, c’est que les combats directs entre l'armée et les formations illégales armées (FIA) sont remplacées par l'activité terroriste croissante qui se manifeste dans les explosions des mines et des munitions, les attaques impertinentes et la liquidation des officiers des forces armées syriennes, des autres partisans du régime de B. Assad. Un de ces jours, comme on le sait, on a réalisé encore une fois l’attentat terroriste contre les observateurs internationaux. On peut constater l’aspiration de certains éléments de provoquer les autorités du pays à donner une riposte, de mettre en échec la réalisation du plan de K. Annan, Envoyé spécial de l'ONU et de la LEA sur la Syrie, pour relancer de nouveau l’escalade de la violence.

À cet égard à Moscou on a fait l'attention aux publications apparues ces derniers jours dans la presse américaine, notamment dans le journal «Washington Post», faisant référence aux milieux islamistes de l'opposition syrienne, sur la mise au point active des canaux des livraisons illégales des armements modernes aux formations illégales armées agissant sur le territoire de la Syrie. Dans ces publications on dit que cette activité est financée par des moyens recueillis grâce aux dons individuels et au financement de la part de l'Arabie Saoudite, du Qatar et des autres membres du Conseil de coopération des États arabes du Golfe. Il y a des autres preuves du renforcement du trafic des armes de contrebande livrés à la RAS en provenance des frontières turques et libanaises et se trouvant à la disposition des groupes armés, liés à Al-Qaeda et aux autres réseaux terroristes.

Dans ce contexte nous sommes stupéfiés par les déclarations de B. Galioun, leader récemment réélu du soi-disant Conseil national syrien (CNS), qu’il est nécessaire d’élaborer «une nouvelle stratégie pour établir le contrôle politique du Conseil national Syrien sur les insurgés en Syrie en vue du renversement du régime de B. Assad». B. Galioun s'est prononcé ouvertement pour le soutien des mesures entreprises pour armer «l'Armée Libre syrienne», ayant fait savoir que les opposants politiques ont l'intention «de s’arranger afin que certains pays, comme ils l’ont promis, mettent au point l'approvisionnement en armements de «l'Armée Libre syrienne». On demande dans quel but sont nécessaires de tels "accords" dans le contexte de la réalisation du plan de K. Annan ? Donc, au moins, une partie des opposants et ceux qui se trouvent derrière ceux-ci, probablement, ne veulent pas accomplir ce plan.

De notre part, nous sommes persuadés que tous les pays qui soutiennent, effectivement et non en paroles, le plan de K. Annan et le principe du règlement pacifique en Syrie, doivent agir strictement dans le cadre de la logique de ce plan visant, finalement, à changer radicalement la situation, de la confrontation à la voie du processus politique mené par les Syriens eux-mêmes. Aucuns projets fondés sur les préférences d’une telle ou d’une autre confession, ne peuvent justifier les actions contre cette ligne approuvée par le Conseil de Sécurité de l'ONU.


De la situation actuelle en République de Mali

La situation en République de Mali reste toujours tendue et contradictoire. Malgré les accords atteints grâce au soutien de la Communauté des États de l'Afrique d’Ouest (CEDEAO), prévoyant le commencement de la période de transition, la junte militaire et son chef, le capitaine A. Sanogo aspirent à établir le contrôle total sur l'activité de l'administration provisoire, y compris le gouvernement et le Président du Mali par intérim, en violation de l'accord signé le 6 avril courant avec la CEDEAO (ECOWAS).

Ces actions de la junte mettent en danger le processus du règlement dans le pays, empêchent extrêmement son développement ultérieur sur la voie démocratique.

En exprimant une préoccupation sérieuse sur la manière dont se développe la situation dans cet État africain ami, nous appelons les dirigeants de la junte militaire à respecter strictement la ligne à la restitution du gouvernement civil qui permettra d'assurer la stabilité dans le pays, de garder son intégrité territoriale. Cette dernière est particulièrement importante dans le contexte des tentatives intensifiées des séparatistes touaregs de consolider leur influence dans les régions nord du Mali, en y créant un certain quasi-État.

Nous exprimons de nouveau notre soutien aux efforts du médiateur de la CEDEAO visant à faire rentrer la République de Mali dans le cadre de la constitution, à la consolidation de la paix et la stabilité dans la zone du Sahara -Sahel.


Des événements en République de Yémen

Le 6 mai par le décret d'A. Hadi, Président du Yémen, a été formé le Comité de contact composé de neuf leaders des groupements politiques principaux et des organisations publiques. Ils vont prochainement se mettre au travail pour créer vers le 30 juin courant le Comité Préparatoire, largement représentatif, qui serait responsable de la convocation dans le pays de la Conférence sur le dialogue national.

Ainsi les dirigeants du Yémen on fait le premier pas important pour mettre en œuvre le processus politique qui, en conformité avec les accords atteints en novembre 2011 à Riyad, à l’échelle de tout le Yémen, est une des priorités clés de la période de transition de deux ans, commencée au pays après les élections présidentielles de février. Nous comptons que le dialogue national prochain au Yémen sera effectivement inclusif, contribuera à résoudre avec succès les problèmes socio-économiques actuels qui se posent devant le pays, à élaborer dans les délais les plus brefs et à mettre en marche des transformations complexes politiques et sociales, qui correspondent aux intérêts et aux vœux de tous les Yéménites.

De sa part, la Russie est prête à accorder l'assistance nécessaire à la réalisation de ces tâches, y compris dans le cadre de la tutelle par la Russie du problème du dialogue national inclusif à l’échelle de tout le Yémen dans le groupe respectif de travail des représentants des États-témoins des accords de Riyad.


De la décision des dirigeants russes d’annuler certaines restrictions introduites par la résolution du CS de l'ONU 1970 sur la Libye


Le 6 mai le Président de la Russie a signé le Décret «Sur les mesures de la mise en œuvre des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU 2009 du 16 septembre 2011 et 2016 du 27 octobre 2011». En vertu de ce document, toutes les organisations d’État, des entreprises industrielles, commerciales, financières, de transport, etc., les banques, les organisations, des autres personnes physiques et morales qui se trouvent sous la juridiction de la Fédération de Russie, doivent partir de ce fait qu'en ce qui concerne le Libye on prévoit les exceptions du régime d'embargo pour la livraison d'armes établi par la résolution du CS de l'ONU 1970. En particulier, sont annulés les interdits sur la vente, la livraison ou le transfert dans ce pays des armements de tous les types et des moyens matériels liés à eux pour accorder l'assistance aux autorités de la Libye afin de les aider à assurer la sécurité ou le désarmement.

Conformément au Décret, on supprime entièrement les restrictions sur les opérations financières avec la compagnie nationale pétrolière de la Libye, la compagnie pétrolière "Zoueitina", ainsi qu’avec la banque centrale et la banque étrangère de la Libye.

Il n’est permis d'utiliser les actifs financiers de Libye qui se trouvent sous la gestion et ceux du portefeuille africain d'investissements de la Libye que pour les besoins humanitaires et civils, ainsi que pour la reconstruction de l'infrastructure socio-économique de la Libye.

Le Décret du Président de la Russie supprime les mesures introduites auparavant, en ce qui concerne l'interdiction de tous les vols dans l’espace aérien de ce pays.


De «la Conférence Internationale sur le Caucase» à Istanbul

On nous a demandé de donner le commentaire sur les informations apparues dans les médias sur une certaine «conférence internationale sur le Caucase», qui a été tenue un de ces jours à Istanbul par les organisations non-gouvernementales turques, les représentants des milieux radicaux des diasporas du Caucase du Nord et les organisations de défense des droits de l'homme de l’Europe et des pays arabes. En effet, les 12-13 mai à Istanbul a eu lieu non seulement la soi-disant "conférence", mais toute une série des actions ouvertement antirusses, où on pouvait entendre les énonciations inadmissibles à l'adresse de la Russie et de ses dirigeants. De surcroît, ces attroupements étaient tenus grâce à la complaisance des autorités turques.

On est aussi stupéfié par le contenu de la soi-disant "déclaration" adoptée sur les bilans de la conférence, dans laquelle on déclare «le soutien de la lutte contre la Russie et ses hommes de main», «on salue tous les moudjaheds avec Dokou Oumarov à la tête, continuant la mission sacrée dans les montagnes caucasiennes».

À une autre action de ce genre organisée par le soi-disant fonds "Caucase" qui a eu lieu le 12 mai sous les auspices de la mairie d'Istanbul, les participants appelaient à l'organisation à Moscou des actions de protestation à l'occasion du jour de la commémoration des victimes du soi-disant « génocide des Circassiens».

Nous trouvons que la tenue sur le territoire d’un État ami des actions de ce genre, dont les participants menacent directement l'intégrité territoriale de la Russie et la sécurité de ses citoyens, est inadmissible. Les actions des éléments qui ont une attitude hostile envers la Russie obscurcissent l'atmosphère du partenariat étroit et de la coopération dans des domaines multiples qui s’est formée entre nos deux États et doivent se heurter à une riposte décisive de nos partenaires turcs.

Le 15 mai au 4-éme Département Européen du Ministère des Affaires étrangères de la Russie on a fait une protestation correspondante à ce sujet à J.Y. Etiz, Chargé des affaires de la Turquie en Russie.


De la participation d'A. Zakaev au "Forum de la liberté» à Oslo

Le Ministère des Affaires étrangères de la Russie a fait une protestation à l'Ambassade de la Norvège à Moscou au sujet de la session régulière du soi-disant "Forum international de la liberté» annuel, organisé par plusieurs organisations non-gouvernementales norvégiennes et internationales de défense des droits de l'homme, avec le soutien financier du Ministère des Affaires étrangères de la Norvège, où a pris part A. Zakaev qui fait l’objet d’un avis de recherche international.

La partie russe a exprimé la préoccupation au sujet de la tenue en Norvège, avec le soutien et la participation des autorités officielles de ce pays, de l'action où a pris part, sans difficultés, le terroriste odieux tchétchène.

Le Ministère des Affaires étrangères de la Russie a souligné que le laisser-faire et même la protection directe par Oslo officiel des réunions provocatrices de ce genre contredit au caractère général constructif des relations de bon voisinage russo-norvégiennes. On a aussi déclaré que nous nous attendons à ce que les autorités norvégiennes prennent des mesures appropriées afin de ne pas admettre désormais le séjour d'A. Zakaev dans le pays ou d’effectuer l'arrestation et la détention de ce criminel accusé de l'accomplissement des actes terroristes et des homicides.

La démarche analogue a été entreprise à Oslo par l'Ambassade de la Russie en Norvège.


De la situation des citoyens russes retenus en Libye

Le 7 mai a eu lieu la séance régulière de la cour sur l'affaire des citoyens de la Fédération de Russie, l'Ukraine et la Biélorussie arrêtés à Tripoli (Libye) en août 2011, qui, à la demande des représentants de la défense, a été reportée de nouveau - cette fois pour le 21 mai – vu la nécessité de la précision supplémentaire des circonstances de l'affaire.

Le Ministère des Affaires étrangères de la Russie et notre Ambassade à Tripoli continuent à tenir cette affaire sous le contrôle prioritaire, en essayant d’obtenir l'accord de la part de la Libye pour le transfert des arrêtés au cours du procès sous la tutelle de la mission diplomatique russe. En même temps est instamment accentuée aux autorités de la Libye la nécessité du règlement le plus rapide de ce problème. Grâce aux efforts entrepris on a réussi à assurer ces derniers temps l'amélioration des conditions de détention de nos compatriotes retenus en Libye.


Sur le meurtre en Chypre de la citoyenne russe V.A. Rastorgoueva

Le 5 mai à Limassol (République de Chypre) dans les circonstances non-identifiées a péri, comme il est supposé, la citoyenne de la Fédération de Russie Rastorgoueva Véra Alexandrovna, née en 1967, qui est arrivée le 29 avril à Chypre en voyage touristique. Le 5 mai elle n'est pas revenue à l'hôtel "Navarria" (Limassol) où elle habitait.

Les services de maintien de l'ordre du Chypre ont immédiatement commencé l'enquête sur cet incident. Aujourd'hui l’identité de la morte n’a été établie que par les signes indirects. En vue de l'identification exacte les services compétents de la Chypre dans la coopération avec la représentation russe de l'Interpol entreprennent les mesures pour effectuer l'expertise génétique. Selon l'information disponible, le 16 mai on a envoyé à Chypre les biomatériaux des parents les plus proches de V.A. Rastorgoueva.

Conformément à la législation de la République de Chypre, il n’est possible de remettre à la partie russe le corps de la défunte et de le transporter en Russie qu'après la décision de justice qui peut être faite seulement après l’accomplissement par les agents de l'ordre publique chypriotes de toutes les procédures prévues par la loi et, avant tout, l'identification définitive de la défunte.

L'Ambassade de la Russie à Nicosie dès le moment de l'établissement préalable de l’identité de la défunte entretient les contacts permanents étroits avec les organismes de Chypre qui sont chargés de l’affaire, ainsi qu’avec les parents et les collègues de V.A. Rastorgoueva. Après avoir reçu l’autorisation des autorités locales, notre Ambassade accordera immédiatement toute l'assistance nécessaire pour transporter le corps de V.A. Rastorgoueva, ses objets personnels et ses documents dans le pays natal.

Les réponses aux questions des médias :

Question : Il y a quelque temps dans certains médias arabes on a vu des allusions à ce que la Russie ne doit pas oublier ses propres problèmes dans le Caucase, où peuvent s’activer les éléments qui représentent le "mal de tête" pour elle. Est-ce qu’il y a un lien entre les allusions pareilles, les rencontres à Istanbul et en Norvège du caractère antirusse et la position de la Russie sur la Syrie?

Réponse : Vous avez formulé une question philosophique. Je suis entièrement d'accord avec vous que ces sensations de la corrélation non seulement existent, mais même augmentent. Cependant je ne voudrais pas établir un lien direct entre l’un et l'autre.

Il est tout à fait évident que se déroule la radicalisation de la situation au Proche et Moyen-Orient, en Afrique du Nord. Mais il faut constater que ce processus se renforce aussi à cause de l'élargissement de la place d'armes régionale de l'activité d’Al-Qaeda et des autres réseaux terroristes. J’en ai parlé dans le contexte de la crise syrienne. Ce facteur, à propos, a été noté par les observateurs de l'ONU en République arabe syrienne.

Au fond, en Syrie commence à agir la troisième force, qui "joue" sans aucunes règles. Je peux citer un exemple : aujourd'hui le chef d’Al-Qaeda A. Az-Zavahiri a fait appel à l'Arabie Saoudite et aux autres monarchies du Golfe Persique d’accélérer les actions pour renverser le régime de B. Assad et de prendre les mesures militaires plus décisives pour le règlement de la situation syrienne. Ce signal, au fond, c’est un slogan politique qui se réalise dans le contexte de la situation de crise très compliquée en République arabe syrienne. Cette tendance n'est pas nouvelle, mais dans le contexte du règlement syrien elle acquiert des aspects nouveaux qui provoquent une préoccupation profonde et exigent qu’on l’analyse de nouveau.

Votre extrapolation de la situation dans le Caucase du Nord est tout à fait légitime. On retrouve les traces de l'activité terroriste non seulement dans les régions concrètes, par exemple en Tchétchénie, au Daghestan, en Ingouchie, elles ont les racines beaucoup plus profondes sur le plan de l’envergure et de la géographie de la diffusion. Ce n’est par hasard, que D.A. Medvedev, Premier-ministre de la Russie, au sommet du «Groupe des Huit» à Camp David parle du problème du renforcement de la menace du terrorisme international qui est inclu dans l'ordre du jour de la discussion des leaders des "huit".

Question : Qui, aux estimations de la Fédération de Russie, se trouve derrière le nombre croissant des attaques contre les observateurs internationaux en Syrie ? Est-ce que ces attaques sont liées à "l'Armée Libre syrienne»? Est-ce qu’on envisage actuellement la possibilité d’augmenter le nombre des observateurs et leur armement pour la protection contre les attaques ?

Réponse : Je ne voudrais pas indiquer les gens et les groupes concrets, comme il ne s’agit pas des formations et des personnalités, mais il s’agit de la tendance qui est ouvertement provoquée par les actions de «l'Armée Libre syrienne», du «Conseil national syrien», plusieurs autres structures d'opposition. Les déclarations des dirigeants de ces groupements contiennent l'appel de s’armer, et le but principal poursuivi dans le contexte de la crise syrienne, c’est le renversement du régime de B. Assad.

Comme nous le voyons, dans la manière d’effectuer des attentats terroristes, qui non seulement causent le préjudice énorme à l'infrastructure, mais aussi emportent des centaines de vies des Syriens ordinaires, on devine les méthodes de l'activité terroriste d’Al-Qaeda et des autres réseaux terroristes. C'est la manière de ceux qui sont contre la tendance au règlement de la situation en RAS et veulent mettre en échec par tous les moyens la réalisation du plan de K. Annan, Envoyé spécial de l'ONU/LEA.

Nous sommes catégoriquement contre une telle ligne et nous utiliserons tous les moyens de pression sur l'opposition syrienne. Je vous rappelle que ces derniers temps la Russie mène un dialogue très actif avec plusieurs groupes d'opposition qui sont venus à Moscou. Nous soutenons de tels contacts aussi dans nos représentations diplomatiques et consulaires à l'étranger. Je veux dire que la plupart des groupes d'opposition prennent les distances à l’égard de l'activité et de la politique du "Conseil national syrien» et des structures affiliées avec lui. La tâche ne consiste pas en radicalisation et la complication de la situation en Syrie, mais consiste en assistance à la réalisation du plan de K. Annan qui est la seule chance du règlement pacifique de la situation en RAS.

À présent la tâche ne consiste pas à élargir la Mission des observateurs de l'ONU, mais il faut porter le nombre des experts de la Mission à 300 experts, conformément à la décision du CS de l'ONU. En fonction de l’évolution de la situation, qui, probablement, aura la tendance à s’aiguiser (nous l’observons déjà maintenant), il se peut qu’à une étape quelconque surgira la nécessité d'élargir le nombre des observateurs de la Mission. Pour le moment je ne dispose pas de données pareilles. La prérogative de la prise de décisions sur le renforcement du potentiel matériel et humain de ses représentants en RAS appartient au CS de l'ONU. Nous allons en juger, lorsque la Mission des observateurs, avec le général R. Moud à la tête et sous les auspices de l’Envoyé spécial K. Annan, commencera à travailler dans la pleine mesure de ses capacités.

La question sur l'armement possible de la Mission des observateurs est compliquée. Si cette nécessité surgit, le problème pourra être examiné au CS de l'ONU pour trouver des formes appropriées. Je n'ai même pas entendu parler des tentatives de poser une question pareille de la part de la Mission. Au moment donné se pose d’une façon urgente et est en train d’être discutée dans certaine mesure la question du déplacement mobile des observateurs de l'ONU sur le territoire syrien – à un certain groupe des hélicoptères - et d’octroi aux observateurs de l'ONU des propres moyens de transport.

Question : Donner le commentaire, s'il vous plaît, sur l’évolution de la situation autour du garçon russe A. Saveliev, y compris, compte tenu de la décision prise par la cour américaine de lui payer une compensation ?

Réponse : Mon commentaire bref sera fait dans le même courant que la déclaration faite aujourd'hui à ce sujet par P.A. Astakhov, Chargé des droits de l'enfant auprès du Président de la Russie.

Nous trouvons juste la décision de la justice de l'État du Tennessee, qui a engagé la citoyenne des États-Unis T. Hansen à payer les aliments à A. Saveliev jusqu’au moment de sa majorité. D'autre part, compte tenu de la gravité de la situation, le verdict judiciaire aurait pu être plus sévère. Néanmoins, la décision, je répète, est juste et très opportune. Il s'agit de ce que la mère adoptive américaine a abandonné à son triste sort l'enfant russe adopté de sept ans, l’ayant expédié seul par avion à Moscou. Cette conduite immorale, quand une mère effectivement jette dehors un enfant, à mon avis, aurait pu entraîner une punition beaucoup plus sévère du point de vue des mesures de procédure judiciaire de pression sur la mère adoptive. Ce que la cour a reconnu sa faute et sa responsabilité, qu’elle a voulu éviter, c’est un précédent important sur le plan de protection des droits et des intérêts des enfants russes adoptés aux États-Unis.

Question : R. Sikorsky, Ministre des affaires étrangères de la Pologne, dans son commentaire sur le sommet prochain de l'OTAN à Chicago, a déclaré que les États-Unis ont proposé de fournir l'aide financière aux militaires d'Afghanistan pendant dix ans après l'évacuation des troupes de l'Afghanistan. Il est proposé à la Russie de payer chaque année dix millions de dollars pendant dix ans, à la Chine – aussi dix millions, à la Pologne – vingt millions. Est-ce que la partie russe a reçu une telle proposition ?

Réponse : Je n’ai rien entendu sur des signaux pareils à la Russie de la partie polonaise. La question est posée d’une façon étrange. La Russie aide activement l'Afghanistan et la Force Internationale de maintien de sécurité à l’Afghanistan, de surcroit, dans le volume beaucoup plus important que plusieurs autres participants à la coalition internationale. Nous octroyons le territoire russe pour les transports de transit, nous assurons la formation des cadres nationaux pour la lutte contre les menaces terroristes et le trafic des stupéfiants, nous accordons l’assistance technique et matérielle dans l'approvisionnement par les moyens techniques de l'armée d'Afghanistan, etc. Les dirigeants de l’'Afghanistan sont intéressés à poursuivre cette coopération avec la Russie, et nous voyons les perspectives de son développement.

Dans les discussions prochaines des problèmes d'Afghanistan à Chicago (à la séance liée à l'échange des vues entre les pays-fournisseurs des contingents militaires et d’autre aide à l'Afghanistan dans le cadre de l'activité de la Force Internationale de maintien de la sécurité à l’Afghanistan), participera Z.N. Kaboulov, Représentant spécial du Président de la Russie sur l'Afghanistan. Je vous propose d'attendre des résultats de ces discussions et de les analyser ensuite.

À titre préliminaire, je veux dire que nous trouverons le moyen d'accorder aux médias la possibilité de communiquer avec notre Représentant spécial, qui sera sur le lieu des événements et qui parlera de nos approches.

Cependant, la distribution arithmétique asymétrique de la charge financière mentionnée par vous paraît mal placée.

Question : En allant en avant, on voudrait préciser le suivant. Un de ces jours on a appris qu'à la fin de juin H. Clinton, Secrétaire d'État américain, prendra part au forum «les Femmes dans l'économie», qui aura lieu à Saint-Pétersbourg. Est-ce qu’on prévoit sa rencontre avec S.V. Lavrov?

Réponse : Vous allez trop en avant. Je ne peux ni confirmer, ni démentir cette information. Je pense que le séjour du Secrétaire d'État américain à Saint-Pétersbourg, c’est une bonne chance de communiquer et d’examiner des aspects divers de nos relations bilatérales. D'autant plus que tout cela aura lieu après la rencontre en plein format des leaders des deux pays «en marge » du sommet du «Groupe des Vingt» à Los-Cabos (le Mexique), dont V.V. Poutine et B. Obama, comme on le sait, se sont mis d'accord dans l’entretien téléphonique récent. Je n'exclue pas la possibilité du contact des ministres des affaires étrangères à Pétersbourg (Piter), mais il est trop tôt de parler des horaires exacts.